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  • Alimentation électrique de l’atelier

     Michel BOUCHERAT mis à jour Il y a 1 jour, 6 heures 8 Membres · 34 Articles
  • Bernard

    Membre
    21 novembre 2020 à 21 h 14 min

    Bonjour,

    Certains d’entre vous l’ont peut-être lu mon atelier n’est pas construit et je vais partir de zéro (ou presque je rénove une vraie ruine).

    Je vais investir dans 2 machines puissantes à savoir rabo-dégau 410mm et scie-toupie avec chariot de 2500 mm, complété par du matériel moins gourmand en puissance comme une scie à ruban, une perceuse à colonne pro que je possède déjà et autres petits équipements.

    J’ai la possibilité d’avoir ces machines soit en monophasé 230V soit en triphasé 400V. Si je considère que mes machines ne fonctionneront jamais simultanément j’aurai au pire entre 6 à 8kW de consommation simultanée (scie/toupie de 4kW + assainissement 2kW + divers).

    Mon inclinaison naturelle pour ce type d’équipement serait de partir sur une configuration triphasée mais les propos tenus par Samuel lors du webinaire du 20/11 et des propos lus lors de la discussion m’interrogent.

    A ceux qui ont fait installer récemment le triphasé dans leur atelier avez-vous eu des difficultés à obtenir cette tension? Si autrefois il n’était pas difficile d’obtenir le triphasé il semblerait maintenant qu’Enedis, gestionnaire des réseaux, se fasse tirer l’oreille voire refuse d’installer le tri dans certaines régions dans un contexte non industriel? Avez-vous rencontré ce problème? Pour ma part mon atelier sera basé en Auvergne en zone rurale pas très loin de Clermont-Ferrand. Je suis peut-être inquiet pour rien mais je n’ai pas encore eu le temps de les contacter.

    Si vous avez eu des soucis quelles raisons étaient invoquées pour vous refuser ce type d’alimentation?

    Sur une installation neuve je serai obligé de faire vérifier l’installation par le Consuel. Je vais faire faire le réseau par un électricien pour m’éviter des soucis mais savez-vous s’il y a une tentation du Consuel à considérer un atelier amateur comme celui d’un pro? Je fais référence par exemple à l’obligation de respect à la lettre de la réglementation ATEX ou d’autres normes que je ne connaitrais pas spécifique pour le triphasé (je ne sais pas si c’est inclus dans la NF C15-100).

    Si on additionne toutes les contraintes la facture peut vite monter ….

    Merci pour vos premiers retours. Je compléterai ultérieurement par d’autres questions pour ce sujet.

  • Michel BOUCHERAT

    Membre
    22 novembre 2020 à 17 h 29 min

    J’ai installé mon atelier dans le Cantal il y a 10 ans et d’emblée je suis parti sur du triphasé car les grosses puissances fonctionnent mieux, il n’y a pas de condensateur de démarrage et les moteurs semblent être plus robustes.

    Tu dis que tu n’utilises pas les machines en même temps, c’est vrai mais tu as au moins la rabot/dégau et l’aspirateur à copeaux, sans compter un chauffage d’appoint et le chauffe eau.

    Je n’ai eu aucune difficulté à avoir le triphasé, de toutes façons il y avait déjà le triphasé dans le village sur les pylones

    Pour le Consuel, j’ai résolu le problème de la manière suivante. J’ai fait installer le minimum par un professionnel (1 éclairage 3 prises tri et 3 prises mono. Le consuel est passé sans problème. J’ai ensuite pu faire mon installation comme je l’entendais, en essayant de respecter les normes mais je n’ai pas voulu prendre le risque de devoir refaire une partie de l’installation.

    • Bernard

      Membre
      22 novembre 2020 à 18 h 10 min

      Merci Michel pour ton retour.

      <div>Je vais prendre contact prochainement avec Enedis et un fournisseur d’électricité pour dégrossir le sujet dans ma situation. J’aurai peut-être confirmation qu’il n’y a pas de problème ce que j’espère ou un moment de négociation si c’est plus compliqué.
      </div><div>

      J’ai fait toute l’implantation électrique en monophasé dans ma maison après avoir étudié dans le détail la partie de la norme sur le résidentiel mais je me sens moins à l’aise pour l’approche en triphasé et moins disponible. Je te rejoins dans l’approche je vais vraisemblablement faire appel à un électricien pour le service minimum et après je compléterai les circuits.

      Amicalement

      </div>

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        22 novembre 2020 à 18 h 50 min

        Le triphasé n’est pas tellement plus compliqué que le mono sauf qu’il faut équilibrer les phases. La seule chose que je n’ai pas réussi à faire c’est la commande de l’aspirateur de copeaux (tri) par l’allumage de la R/D (tri) ou de la scie (tri). J’ai donc mi un télérupteur qui alimente l’aspirateur, commandé par plusieurs boutons poussoir près des machines

      • Bernard

        Membre
        22 novembre 2020 à 19 h 49 min

        Je me fais peut-être peur avec un sujet qui n’est pas d’une complexité inabordable même si j’ai en tête cette notion d’équilibrage des phases. Je pense tout de même demander à un électricien pour éviter de me trouver en situation délicate avec le Consuel. A l’époque on ne t’avais pas ennuyé avec la conformité ATEX?

      • Florian

        Membre
        22 novembre 2020 à 20 h 02 min

        Salut Bernard,

        L’équilibrage des phases est d’autan plus important avec les compteurs linky, celui-ci peut « disjoncter » s’il repère un trop grand écart entre les phases. C’est arrivé à un collègue après le changement de son compteur, il était ravi de devoir reprendre son tableau électrique…

      • Bernard

        Membre
        22 novembre 2020 à 20 h 20 min

        J’imagine son bonheur 😅. Et moi cela me chagrinerait beaucoup de griller un moteur pour des erreurs de montage 😂

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        22 novembre 2020 à 20 h 25 min

        C’est sur que si tu fais un montage en étoile à la place d’un montage en triangle (ou l’inverse) les bobinages ne vont pas aimer, mais ce n’est pas au niveau de l’installation que ça se passe

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        22 novembre 2020 à 20 h 13 min

        Avant le passage du consuel, c’est l’électricien qui avait géré, après son passage je ne m’en suis plus soucié. C’est grave Docteur ?

      • Frédéric Caillé

        Membre
        24 novembre 2020 à 7 h 34 min

        Michel pour asservir deux machines en tri il faut combiner un interrupteur d’asservissement type Kemo M103N et un relais de puissance triphasé.

        Le Kemo intercepte une des phases de la machine outil, alimente sa phase de sortie qui elle-même entre sur la commande du relais et commande les 3 phases pour l’aspirateur. Si tu mets plusieurs Kemo ça me paraît prudent de poser une diode sur les sorties pour éviter les interférences.

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        24 novembre 2020 à 12 h 13 min

        Merci Frédéric.

        Là j’ai eu du mal à suivre.

        Pour le moment, elles ne sont pas asservies. J’ai un bouton poussoir à côté de la R/D et de la scie, qui commande un télérupteur.

        Je crois que c’est ce que Samuel conseillait plutôt sauf que lui a une télécommande. Ce n’est pas une grosse contrainte, juste des fils qui trainent. Je vais voir pour la télécommande. Quelqu’un a-t-il une idée d’installation ?

      • Frédéric Caillé

        Membre
        24 novembre 2020 à 18 h 56 min

        Pour asservir un équipement à un autre, on a besoin d’un dispositif qui détecte la consommation de courant sur l’appareil maître et qui ferme le circuit d’alimentation de l’esclave.

        C’est ce que font les prises que l’on trouve dans le commerce qui fonctionnent très bien avec les machines monophasées, ou encore ce que l’on trouve sur certains aspirateurs d’ateliers (Festool, Bosch entre autres).

        Le problème avec le triphasé, c’est que si on utilise une des ces prises d’asservissement on va bien capturer l’info d’allumage de la machine maître mais on ne va alimenter qu’une phase de l’esclave : ça pourrait fonctionner avec une scie triphasée et un aspirateur mono, mais pas si tout est en tri. On pourrait bidouiller à partir de la prise d’asservissement mais le boîtier Kemo que j’ai évoqué plus haut permet une solution plus propre.

        Il est doté d’un bornier à 6 connexions. De droite à gauche :

        -une phase et le neutre pris sur la machine maître (n’importe quelle phase) : c’est ce qui permet de détecter si la machine est en fonctionnement.

        -une phase et un neutre qui vont au tableau d’atelier : c’est l’alimentation du boîtier

        -une troisième paire phase – neutre qui va vers la machine esclave : normalement elle alimente la machine, mais là on va l’utiliser pour commander un contacteur de puissance triphasé « normalement ouvert » (NO). Quand la machine maître va démarrer il y aura du courant sur cette phase, dont la seule fonction sera de fermer le relais.

        Le contacteur maintenant :

        A1 & A2 sont la commande du relais, on y branche la paire « slave » qui vient du boîtier Kemo. Quand il y a du courant sur A1-A2, cela alimente une bobine qui fait avancer un contacteur qui ferme les 4 interrupteurs, et la continuité est établie entre 1&2, 3&4, 5&6, 7&8. On connecte donc sur les 4 bornes du haut les câbles en provenance du tableau, et en bas on va vers l’aspirateur.

        En termes d’installation, l’idéal est de monter tout ça dans le tableau de l’atelier. Si on a scie-toupie et R/D, comme on ne les utilise en général pas en même temps, on peut les mettre sur le même départ et ajouter deux câbles vers les bornes master du Kemo. Si on allume une des deux machines ça allumera aussi l’aspirateur.

        Je poserais aussi un disjoncteur phase-neutre (DPN) pour alimenter le 230V AC du Kemo, ce qui aurait pour conséquence qu’en l’ouvrant on isole le circuit d’asservissement mais aussi celui d’aspiration, puisque le contacteur de puissance ne pourra pas se fermer.

        Ensuite 4 fils en provenance de la tête de tableau, en entrée du contacteur de puissance, et sous celui-ci le câble qui part vers l’aspi.

        N’ayant pas d’aspirateur triphasé je n’ai pas réalisé ce montage dans mon atelier mais j’ai un inverseur pour mon groupe électrogène qui fonctionne selon le même principe : selon que c’est le secteur ou le groupe qui fournit l’électricité un des deux contacteurs de puissance est enclenché, et entre les deux il y a un dispositif mécanique qui fait qu’un seul peut être fermé à la fois. Quand le courant revient j’éteins le groupe, le contacteur « groupe » s’ouvre et l’autre se ferme. Easy-peasy 😉

      • Frédéric Caillé

        Membre
        24 novembre 2020 à 19 h 00 min

        Et pour télécommander l’aspirateur (en plus ou à la place du Kemo), une télécommande de volet roulant dont la sortie va vers A1-A2 du contacteur de puissance, dans tous les cas on n’y coupe pas à celui-là puisque sa fonction est de fermer un circuit triphasé à partir d’une commande mono

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        24 novembre 2020 à 20 h 50 min

        Merci Frédéric

      • Bernard

        Membre
        24 novembre 2020 à 19 h 01 min

        👍 Merci Frédéric. Je pense que cela va intéresser plus d’un collègue moi le premier.

  • NICOLAS GALLER

    Membre
    22 novembre 2020 à 23 h 13 min

    Je ne dirai pas mieux que notre collègue. Fais toi installer le minimum syndical pour avoir l’aval du consuel. Une fois la ligne ouverte, tu es libre de faire ce que tu veux. après , dans le respect des règles de sécurité toutefois. Niveau electrique si tu as des questions, je pourrai certainement t’éclairer . Mais à ta place et vu les machines que tu souhaites installer, je n’hésiterai pas une seule seconde entre le mono et le triphasé .

    @ +

    • Bernard

      Membre
      22 novembre 2020 à 23 h 28 min

      Merci Nicolas,

      Sur le choix monophasé ou triphasé c’est désormais clair dans ma tête. Ce sera du triphasé si on veut bien me raccorder. Nicolas je ne manquerai de faire appel à tes connaissances pour me conforter ou tout simplement pour apprendre. Merci

      Du fait de ce choix définitif je m’interroge sur l’intérêt à demander un peu plus de puissance sur la scie toupie. J’ai choisi une puissance de 4kW mais faut-il augmenter à votre avis? Autrement dit passer à 5,5kW apportera-t-il un surcroit de confort/souplesse d’usage très significatif?

      Merci d’avance

  • benjamin

    Membre
    23 novembre 2020 à 0 h 29 min

    Bonjour,

    Je suis passé du monophasé au triphasé il y a un peu plus d’un an dans l’eure, et aucun problème de la part d’edf dans ma région .

    Sinon, j’ai également mis un télérupteur pour l’aspiration , c’est bien moins chère qu’un système automatique et on peut répartir plusieurs boutons de commande dans l’atelier .

    • Bernard

      Membre
      23 novembre 2020 à 0 h 41 min

      Merci Benjamin. Je connais bien l’Eure c’est mon département de naissance. Et oui je suis un normand exilé. 😂

  • NICOLAS GALLER

    Membre
    23 novembre 2020 à 9 h 03 min

    Salut Bernard ,

    Concernant la puissance demandée, c’est à toi de faire le choix , et celui ci sera influencé directement par le futur de ton atelier. Globalement, il faut que tu comptes les puissances suivantes : machine la plus puissante + aspiration en marche + un éventuel appoint de chauffage , ou chauffe eau… Donc c’est à mettre en adéquation avec ton équipement actuel ( et futur ! )

  • Frédéric Caillé

    Membre
    23 novembre 2020 à 11 h 21 min

    En général tu as une arrivée en triphasé au niveau du coffret de branchement, et le fournisseur devrait préférer te fournir 18 kVA répartis sur 3 phases plutôt que sur une seule.

    Je rejoins les autres contributeurs : consuel avec installation minimaliste aux normes et ensuite tu fais tous tes branchements dans les règles de l’art mais sans avoir à faire repasser un certificateur.

    Par contre j’ajoute que si tu pars en tri il vaut mieux le faire partout, car si tu réserves une phase pour la maison tu vas avoir un déséquilibre dès le départ qui pourra poser problème quand tu allumeras une grosse machine. De plus comme chaque phase aura une puissance souscrite relativement faible si tu veux allumer simultanément plusieurs gros consommateurs domestiques (four, sèche-linge, fer à repasser) il peut être judicieux de les répartir sur plusieurs phases.

    Prévois juste un peu plus de place pour ton tableau électrique, et bien sur un tableau dédié pour le garage.

    • Michel BOUCHERAT

      Membre
      23 novembre 2020 à 13 h 06 min

      Ah oui, tu as raison Frédéric. Je n’avais pas pensé qu’il puisse partager l’installation électrique de son atelier avec le circuit de la maison, j’étais parti sur une installation indépendante

    • Bernard

      Membre
      23 novembre 2020 à 13 h 34 min

      Bonjour,

      Merci à vous tous pour vos conseils.

      Dans mon cas l’atelier est totalement dissocié géographiquement de mon habitation. Je prévois donc l’ouverture d’un nouveau compteur électrique. Pour faire œuvre pédagogique ce sujet pouvant concerner/intéresser d’autres boiseux je poursuis en communiquant un bilan des puissances prévisibles de mon installation pour en faire un exemple concret (avec votre soutien). Il est maximaliste en termes d’équipements et de puissances de chaque équipement.

      Une question que l’on pourrait se poser serait comment avoir le meilleur équilibrage possible et minimiser la puissance souscrite? Là j’avoue que j’ai une défaillance de raisonnement.

      J’ai compris qu’en triphasé j’ai une tension de 230V entre une phase et le neutre et 400V entre deux phases. Au niveau de l’alimentation délivrée par le fournisseur d’énergie j’aurai donc 3 câbles de phase et un neutre arrivant sur le disjoncteur de branchement avec un calibre fixé d’intensité supportable par chaque phase. Ça c’est clair.

      Ensuite je pars vers un répartiteur dit tétrapolaire à partir duquel j’irai vers un ou plusieurs interrupteurs différentiels triphasés. Et si je poursuis à l’image d’une installation monophasée je raccorde sur l’interrupteur différentiel des peignes d’alimentation (1 pour chaque phase et un pour le neutre) vers des disjoncteurs divisionnaires. Et c’est là que mon cerveau disjoncte 😂 n’ayant jamais vu de tableau en tri!

      Comment prend-t-on en compte cette notion d’équilibrage des phases avec d’un côté mon câble 4 fils venant de la machine et son raccordement dans le tableau?

      Ce sera bien sur le rôle et le métier de l’électricien de faire les circuits et le « remplissage » du tableau mais j’aime bien comprendre. Seriez vous partant pour m’expliquer la logique de mise en œuvre des circuits pour un équilibrage idéal sachant qu’il y a aussi des équipements qui fonctionnent en 230V. Peut-être qu’un schéma de câblage faciliterait cette compréhension?

      • Michel BOUCHERAT

        Membre
        23 novembre 2020 à 14 h 38 min

        Ce n’est pas si difficile que cela. Pour tous les équipements Tri (machines, aspirateur, chauffage) tu n’as rien à calculer car les équipements utilisent les trois phases.

        Pour le reste, ce ne sont souvent que des petits consommateurs, tu peux réserver une phase pour tout l’éclairage et tu peux scinder tes prises en deux (une par mur par exemple) et les répartir sur les 2 phases restantes.

        Le problème est si tu as de gros consommateurs mono genre radiateurs électriques multiples ou machines stationnaires mono. Il faudra que tu calcules les puissances et que tu répartisses les équipements à peu près à égalité sur chaque phase.

        Dans ton circuit prévois bien des cables à 5 fils (3 phases, neutre et terre). Certains équipements tri n’utilisent pas le neutre et c’est plus facile de ne pas utiliser un fil que d’en rajouter. Je me suis fait avoir une fois

      • Frédéric Caillé

        Membre
        23 novembre 2020 à 18 h 50 min

        C’est tout à fait ça, et la remarque de Michel sur les câbles à 5 fils est pleine de bon sens.

        Il me semble qu’il existe des radiateurs triphasés, c’est peut-être une option ? (vivant à la Réunion je suis plus compétent en clims qu’en radiateurs 😉 )

        Petite remarque concernant les différentiels : ils sont là pour protéger les personnes des fuites à la terre alors que le disjoncteur protège l’installation des surcharges électriques. Un disjoncteur différentiel est la combinaison d’un disjoncteur (calibré en Ampères) et d’un interrupteur différentiel (calibré en miliAmpères).

        La règle générale c’est que tout équipement doit être protégé par un interdiff de 30 mA. Mais si on a beaucoup d’appareils derrière le même 30 mA, l’addition des courants de fuite peut causer des déclenchements intempestifs. La tentation serait alors forte de poser un 300 mA à la place mais c’est une très mauvaise idée : les dégâts physiques sont sans commune mesure. Et ne parlons pas de la protection compteur d’EDF à 500 mA, à cette intensité le risque de fibrillation cardiaque est déjà de 50% après 1/2 seconde. Ce risque est à 2 secondes avec 300 mA, et quasiment inexistant à 30 mA.

        La solution est donc d’avoir autant d’interdiff 30 mA que de besoin, avec éventuellement un 300 mA au-dessus (qui par sélectivité ne coupera qu’en cas de gros souci mais toujours avant celui d’EDF : la on n’est pas dans le cas d’un circuit terminal mais d’une protection amont supplémentaire ). Ca fait un budget mais nos machines ont des tables métalliques, notre isolation avec le sol n’est pas toujours parfaite… c’est le différentiel qui doit sauter, pas l’humain.

        Pour finir je reviens sur les disjoncteurs (ceux calibrés en A) : pour des machines d’atelier il vaut mieux poser des modèles à courbe D qui supportent mieux l’appel de charge au démarrage que ceux à courbe C que l’on pose dans les habitations. C’est surtout valable pour les machines monophasées qui font un gros appel de puissance au démarrage : aspirateur, défonceuse…

  • Jean-Jacques

    Membre
    23 novembre 2020 à 12 h 54 min

    Bonjour Bernard.

    Si tu hésites entre ces deux puissances et si tu as le choix oriente-toi vers du triphasé 400V. Pour un même ampérage au compteur tu bénéficie de davantage de puissance. Les professionnels ne se posent pas la question et disposent tous du triphasé. J’ai personnellement bénéficié du triphasé il y a maintenant plus de quarante cinq ans au moment de la construction de ma maison équipée du chauffage électrique. A l’époque c’était la règle (pour ce mode de chauffage). Pour beaucoup d’entre nous, nous ne travaillons pas uniquement le bois et il n’est pas rare qu’à côté de cette activité un espace dédié à la métallurgie (mécanique, soudure, etc..) soit réservé à cet effet, et ces machines exigent de la puissance.

    Si c’était à refaire j’obterai pour cette configuration sans hésiter. Pour définir la puissance au compteur additionne toutes les puissances des machines, des appareils électro-ménagers et de l’éclairage que tu divises par la tension (ici 400V) cela te donneras l’ampérage au compteur et donc l’abonnement à souscrire auprès d’ENEDIS.

    Bon courage à toi. Cordialement.

  • Bernard

    Membre
    23 novembre 2020 à 20 h 46 min

    Bonjour Michel, Frédéric, Jean-Jacques et tous les autres lecteurs,

    Merci pour vos retours et vos conseils avisés.

    Effectivement il est plus que raisonnable de faire un raccordement au réseau via une alimentation en triphasé compte-tenu des machines stationnaires que je vais acquérir. Mon inquiétude portait sur la possibilité d’obtenir le triphasé en tant que particulier compte-tenu d’informations sur la difficulté d’obtenir ce type de raccordement que j’avais lu ou entendu.

    Donc plutôt que tergiverser je suis allé à la source (ENEDIS) pour connaître la démarche à suivre quand on part de zéro et surtout pour savoir s’il y avait une politique particulière pour ce type de demande d’un particulier. La réponse n’a pas été immédiate, loin de la et après de multiples questions pour mieux cerner ma demande j’ai eu une position non officielle favorable dans la mesure ou je souscris à une puissance de l’ordre de 15 kVA. Ouf 😅. Je n’ai plus qu’à formuler une demande en ligne, fournir un certain nombre de documents, attendre l’instruction de celle-ci puis signer le devis si accord, payer et attendre la réalisation. Dans mon cas il est précisé au moins 4 mois de délai pour la création de ce raccordement.

    En résumé je dois renseigner rapidement le questionnaire en ligne et donc figer la puissance que je vais solliciter. Je pense demander 15kVA même s’il me semble que 12 kVA seraient amplement suffisants dans mon contexte d’utilisation.

    Affaire à suivre…

    • Michel BOUCHERAT

      Membre
      23 novembre 2020 à 21 h 11 min

      Evidemment, mon expérience a dix ans d’âge. Pour mon atelier, j’ai 9kVA. C’est un petit peu juste car je n’ai pas trop de réserve.

      Il n’y a pas d’autre fournisseur qu’ENEDIS ?

      • Bernard

        Membre
        23 novembre 2020 à 21 h 45 min

        ENEDIS est le premier interlocuteur dans le cas de la création « ex nihilo » du raccordement au réseau. Un passage obligé donc….

        Ensuite il y a effectivement la possibilité de choisir son fournisseur d’énergie comme l’ex opérateur historique (EDF) ou Direct Total Energie ou Engie et bien d’autres dans le contexte de la suppression des tarifs réglementés.

        Concernant la puissance 12kVA seront peut-être trop je ne sais pas le dire. Le prix du kw/h est le même entre 9 et 15 kVA et il y a environ 50 euros de différence en coût annuel d’abonnement. Tout cela chez EDF mais il faut faire jouer la concurrence

  • benjamin

    Membre
    24 novembre 2020 à 9 h 07 min

    bonjour,

    chez moi je suis en 12kva pour la maison + atelier et pas de problème (chauffage non électrique, mais four et plaque de cuissons électriques).

    15 kva me semble pas mal. si tu as une machine 5,5cv cela donne 4kw +2kw d’aspirateur (au max), cela donne 6 à 7 kw de conso hors chauffage. Avec 15 kva tu te laisse 9kw pour le chauffage, cela me semble beaucoup (mais il faut faire le calcul en fonction des radiateur que tu compte installer).

    Quand je suis passé au triphasé, le conseillé edf le poussait à prendre un abonnement plus important :(.

    • Bernard

      Membre
      24 novembre 2020 à 12 h 03 min

      Bonjour Benjamin et Michel,

      Si je souscris un abonnement 12kVA cela me laissera une marge confortable effectivement. Il faut également que je regarde le coût d’un changement de puissance. Je pourrai aussi débuter à 9kVA et monter à 12k en fonction de l’occupation des machines et surtout du chauffage d’un volume assez conséquent. Les journées d’hiver auvergnates peuvent être très fraiches même dans le contexte du réchauffement climatique.

      • benjamin

        Membre
        24 novembre 2020 à 13 h 27 min

        Entièrement d’accord pour le chauffage.

        Je suis personnellement en train d’installer le chauffage central au gaz dans l’atelier.

        J’ai essayé l’électricité l’hiver dernier et c’est cher avec une chaleur pas top.

  • Jean François

    Membre
    24 novembre 2020 à 11 h 32 min

    Bonjour Bernard,

    Je construis actuellement mon atelier et pour évité tous les soucis d’équilibrages, abonnements, consuels, j’ai pris l’option 220v. j’ai eu le vendeur de Holzprofi est il m’a juste dit de bien alimenter les machines avec du 4×4 et un compteur séparer pour l’atelier ainsi que des disjoncteurs de 20A courbe D. C’est le plus important. Oui c’est peut être légèrement moins puissant au démarrage…. mais nous sommes pas à 2 ou 3 seconde pour une planche très grosse….combien de fois avont nous besoin de toute la puissance…

    J’ai choisis une dégau avec un arbre hélicoïdale, c’est moins gourmant.

    et aussi pour la revente les ventes d’occasions c’est pour les amateurs….. donc 220v. voici ma petite contribution du matin.

    PS j’ai mis un plan de mon atelier dit moi ce que tu pense de l’organisation ?

    Bonne journée

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 1 jour, 15 heures par  Jean François.
    • Bernard

      Membre
      24 novembre 2020 à 11 h 51 min

      Bonjour Jean-François,

      Merci pour ton retour. Tu as commandé récemment et avec quel délai de livraison? De ce que j’ai pu lire sur d’autres forums Holzprofi est un très bon rapport qualité/prix. M. JULLY est un commercial redoutablement réactif c’est impressionnant. Je visais initialement le modèle DG410 TS mais les offres Felder, certes très nettement plus onéreuses, retiennent mon attention. Cependant je n’ai pas encore conclus.

      Tes remarques sur la grande facilité à revendre du matériel de qualité en 230V ainsi que sur la gestion du temps sont très justes. Pour le 230V c’est un bon plan si l’on pense revendre. Dans mon cas ce sera le seul investissement (j’ai bientôt 64 ans) et d’ores et déjà mes enfants ont pris rang pour l’utilisation des machines. Cela modifie la manière d’aborder l’achat 😉

      Je regarderai ton plan promis!

      Bonne journée à tous

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