Construction d’un atelier de menuiserie 

Le projet :

Je me lance dans la construction de mon nouvel atelier. Je vous présenterai dans cet article, la mise en place du projet de sa réflexion, les plans, ainsi que les différentes étapes du chantier. Ce projet va m’occuper pendant plusieurs mois. 

Comment définir un atelier : 

Je vais d’abord essayer de vous aider à comprendre comment définir un atelier de menuiserie. Construire son atelier, c’est avant tout être capable de définir ses besoins. Globalement, on a besoin : 

  • D’un espace vide.
  • D’espace pour les machines.
  • D’espace pour utiliser les machines. Il y a une différence entre l’espace net et l’espace brut d’une machine. 

Dans la définition de mon projet, il y a tout un travail de réflexion qui n’a de sens, que si l’on sait quel type de projet on souhaite faire. La première question à se poser est la suivante :
Qu’est-ce qu’on va faire dans cet atelier ? La construction doit être adaptée à nos projets. 

Ma réflexion sur mon futur atelier : 

J’ai besoin d’intégrer mon bureau à mon espace de travail. Actuellement, mon bureau est dans ma chambre, ce n’est pas pratique et surtout je souhaite séparer ma vie privée de ma vie professionnelle. En plus de cette séparation, l’intégration de mon bureau à mon atelier m’apportera de nombreux autres avantages : 

  • Manipulation des plans de constructions de mes divers projets de menuiserie. Je peux avoir mon ordinateur à porter de main ce qui non négligeable!
  • Un espace où mettre mes livres. Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu un espace dédié à l’intérieur de mon atelier. 
  • Vérification de mes plans vidéos. Combien de fois ça m’est arrivé de faire un plan qui était flou, surexposé, et ne pas avoir le courage d’aller vérifier parce que le bureau est à l’autre bout de la maison ! 
  • Le caméraman aura également besoin de cet espace. 
  • Un espace pour faire mes directs.

Donc il m’est essentiel d’avoir un espace bureau.

Maintenant, je vais rentrer dans une réflexion plus classique. Il faut que ce soit un atelier de menuiserie ergonomique. Je veux me faire un atelier de rêve qui va m’accompagner le plus longtemps possible. 

Mon approche de la menuiserie ne va pas changer. Je suis sur une approche traditionnelle de la menuiserie, on est sur des projets de meubles, mais pas uniquement. Cette maison va évoluer et je serais surement amené dans les années à venir à refaire un escalier. Or, si vous me suiviez depuis un certain temps sur YouTube, vous savez que j’en ai déjà construire un dans mon ancien atelier. La construction était trop compliquée, car je n’avais pas suffisamment de place en hauteur pour faire un montage à blanc, et cela a compliqué énormément de choses. Conclusion, dans mon prochain atelier, je souhaite plus de place. 

Attention, je ne veux pas que l’atelier soit plus spacieux pour mettre plus de machines, mais pour gagner en ergonomie. Plus on a d’espaces vides, mieux on circule et plus on va être à notre aise. Mes besoins en machines ne vont pas évoluer, car ma pratique de la menuiserie reste la même, mais je veux avoir plus de confort. 

Je ne veux pas seulement me faire un atelier de menuiserie, mais un studio de cinéma ! C’est mon métier, je vais tourner de nombreuses vidéos dans cet atelier avec des plans larges, des plans moyens, du matériel accroché au plafond… Il est donc essentiel qu’il soit adapté pour la prise de vue de qualité. 

Pour conclure, voici les besoins auxquels devra répondre mon atelier : 

  • Un espace bureau.
  • Un atelier de menuiserie ergonomique et spacieux pour travailler dans le confort.
  • Un atelier studio.

J’ai bien l’intention d’avoir des invités dans les années à venir. Je veux aller chercher des compétences et des savoir-faire que moi je n’ai pas. Il y a plein de personnes qui sont mille fois plus savantes que moi. Je rêve de pouvoir les inviter et de leur offrir mon atelier pour qu’ils puissent venir me partager leur savoir-faire. 

Dans la réflexion sur notre projet d’atelier, il faut également prendre en compte la situation actuelle sur les constructions en ossature bois. Pour pallier à des difficultés d’approvisionnement en matières premières par exemple, on ne va pas forcément faire les choses le plus simplement possible. 

Présentation de mon projet : 

L’intérieur de l’atelier :

C’est mon avant-projet, ces premiers plans risquent d’être modifiés. Je suis partie des dimensions globales du bâti préexistant et puis j’ai essayé de m’organiser en fonction de ce qui était déjà en place, par rapport à ce que je pouvais faire et ce que je souhaitais. Je me retrouve avec un bâtiment au sous-sol avec un escalier qui mène à l’étage, le gros du projet avec la construction en ossature bois. 

On va avoir dans cette partie ossature bois mon espace atelier, en forme de L.  On aura un espace bureau spécifique. Bien sûr, l’emplacement des meubles va évoluer dans le bureau. 

On a une organisation machine qui est assez explicite :

  • Les grosses machines d’un côté, pour les grosses opérations (toupie, dégau, scie, etc.). 
  • Un espace au fond plutôt dédié à l’électroportatif. J’ai une grande porte-fenêtre, à ce niveau, qui permettra de faire passer le bois dans l’atelier. 
  • À gauche, le cœur de l’atelier avec mon établi. Lieu où se fera le travail avec des outils à main, les réalisations de petits assemblages, l’affutage avec l’évier et un plan de travail. Ce sera un espace où l’on va se resserrer avec du travail plus intimiste, souvent avec des outils à main. 

J’aime commencer avec les grosses machines et faire les finitions aux outils à main. 

J’aurai également un petit poêle. J’ai l’attention de le chauffer. Je construis cet atelier quasiment comme si c’était une maison en termes d’isolation et de chauffage.

Voilà mon projet de départ. Ce projet aurait dû être fini à l’heure où j’écris ces lignes, mais avec les temps qui courent, se lancer dans un projet de construction, c’est extrêmement compliqué avec des problèmes d’approvisionnement en matériaux. Par exemple, j’ai dû changer de fournisseur pour l’isolation. 

La structure : 

Pour l’isolation : On est sur un maximum de matériaux naturels, avec de la laine de bois, avec des pare-pluies semi-rigides.

Pour la partie bois : Vous n’êtes pas sans savoir que le prix du bois est en train de flamber. Acheter de l’OSB, globalement juste de gros copeaux pourris compactés, ça devient hors de prix. Ça va bientôt couter plus cher que le massif. Il a dû falloir trouver des solutions. 

Le plan va légèrement évoluer, car on est sur un bâti déjà existant, il faudra l’adapter et le modifier. J’arrive à construire avec la crise, car j’ai fait intervenir mon pote Seb, qui est forestier dans les Pyrénées-Orientales. Je passe par lui, car j’ai cette envie d’avoir une hyper traçabilité des matériaux. Certes, le bois fait 400 km sur un camion, il n’est pas tout à fait local, mais j’ai sais d’ou il vient. Sur les très grosses pièces, il est capable de me montrer la souche de l’arbre d’où provient la pièce. De plus, il a toutes les compétences pour faire les calculs de charpentes. 

Ici, on a un solivage bois qui est calculé pour être capable de supporter 750 kg par m², on sera large au niveau des machines. Un solivage bois qu’on va pouvoir faire joliment avec des assemblages par queues d’arondes par exemple. 

À l’heure actuelle, lorsque l’on se rend dans une scierie qui est familiale, qui ne rentre pas dans le domaine de l‘import/export, on arrive encore à avoir des tarifs à peu près normaux. Dès qu’on rentre dans de grosses entreprises qui font de l’export, le prix est exorbitant. 

Comment fait-on pour se passer d’OSB quand on est sur une construction comme ça ? 

J’ai presque réussi à le faire. L’OSB est essentiel dans une construction à ossature bois, quand on prend des éléments rectangulaires, c’est extrêmement simple de les déformer. Il sert aussi de contreventement, une fois plaqué sur les murs de l’ossature. Il les empêche de se déformer.

C’est un peu oublié que l’on sait faire de la charpente autrement. J’ai des pièces en diagonales (comme vous pouvez le voir sur le plan) qui vont apporter ce soutien que fournirait l’OSB. Certes, cela va nous compliquer la vie, car quand il va falloir mettre le frein vapeur à l’intérieur, mettre l’isolation, il faudra les retirer et les remettre. Mais je suis extrêmement content qu’il y ait plus de travail et de main d’œuvre, car c’est un retour à l’homme. En plus, je n’étais même pas sûre d’avoir de l’OSB quand j’ai fait ce choix. 

On a fait des choix techniques différents de ce qui est classique.

Pour le plancher : En une demi-journée, on aurait pu mettre de l’OSB en 24mm sauf que c’est le même prix qu’un plancher en bois massif. Pour le plancher en bois massif, on va mettre quelques jours à le poser, il ne faut pas l’amener au début du chantier pour ne pas l’abimer. Cela va encore plus compliquer le travail, mais on a fait ce choix pour se passer de l’OSB. 

Ici, on est sur deux fenêtres côté nord, c’est les plus grandes de l’atelier, car on va essayer de limiter les contre-jour. 

Ici, ces deux fenêtres feront du contre-jour le soir au moment du soleil couchant. Je mettrais sûrement des volets. 

J’ai vraiment hâte de commencer ce projet et d’apprendre de nouvelles choses.

Épisode 1 : Passage des réseaux et arrivage des matériaux 

Tout d’abord, un petit tour de l’existant. Le bâti à partir duquel je vais construire mon nouvel atelier était une simple construction en béton et tôle. 

Ce bâtiment à une surface intérieure de 4 x 9m. La charpente est pourrie par endroit. Il y a de l’électricité, mais uniquement en 220 et pas dans une section suffisante pour accepter des machines stationnaires. En premier lieu, nous avons retiré la toiture et la charpente. 

Passage des réseaux :

Dans un premier temps, il fallait que je prépare le passage des réseaux pour connecter mon atelier à électricité, à internet et à l’eau. Tout cela sur les 50m environ qui séparent la maison du futur atelier.

J’ai creusé une tranchée de ma maison à l’atelier pour y placer les tuyaux d’eau et les différentes gaines (gaine rouge pour l’électrique et la verte pour le réseau informatique).

J’aurais dû séparer les gaines un peu plus, il faudra que je fasse des tests pour voir si cela génère des perturbations. Si cela en génère, je passerai un câble fibre optique, qui ne sera pas sensible aux perturbations magnétiques. 

Pour ce qui est de l’installation électrique : dans l’atelier j’ai du 380V et de tableau à tableau, j’ai un bon 55m. Il était important de dimensionner correctement la dimension du câble électrique. Vous savez que l’on a des chutes de tension si on utilise du câble trop fin sur de longues sections. 

En théorie, j’ai un compteur 3x30A, avec du 30A du 6 carré c’est suffisant. Sauf que si je regarde les chutes de tension avec un calculateur, avec du 6 carré sur 70 mètres, je me retrouvais avec une chute de tension qui approchait les 14V, ce qui n’est absolument pas possible. J’ai donc du passé en 16 carré et comme vous pouvez le voir, ça comment à faire beaucoup de cuivre, vive l’augmentation du prix du cuivre !

Voici les éléments mis en place :

  • Electricité en 380V avec un câble en 5 fois 16 mm carré. 
  • Eau arrivée en 25 mm classique depuis le compteur, avec une trachée qui a bien massacré le devant de la maison.
  • Eau évacuation 100mm en attente de la remise aux normes de mon assainissement.
  • Une gaine verte pour le réseau informatique.

Arrivage des matériaux : 

Fin 2021, je reçois les premiers matériaux, sable et gravier pour le béton.

En septembre, le maçon a coulé les massifs qui vont soutenir la longrine qui va soutenir l’extension au niveau du terrassement. 4 massifs de 80x80x80 avec un ferraillage conséquent. Je ne suis pas inquiet, cela portera très largement le bâtiment.

Je mets à niveau la zone qui recevra l’extension.

En janvier 2022, après un certain nombre de déboires, je reçois le bois et l’isolation. Je vais enfin commencer les travaux de l’atelier.

Nous serons 4 pour le gros œuvre, qui devrait prendre au moins deux mois, puis j’installe les machines et je commence tous les aménagements, dont les portes et fenêtres.

Livraison du bois : Pour le bois, je me suis approvisionné via un ami qui a une scierie. Il sera également avec moi tout au long des travaux : http://www.srbois.fr/

Livraison de l’isolation : J’ai pu compter sur la réactivité de Pierre-Arnaud qui travaille chez kenzaï : https://www.kenzai.fr/. Je les remercie, car grâce à leur réactivité et malgré cette période difficile pour l’approvisionnement, j’ai pu avoir les matériaux en temps et en heure. 

Par la suite, j’ai bien bâché l’isolation pour la protéger. Il y a également quelques éléments qui n’étaient pas en palette complète qui sont dans une cave de la maison. Ça ne craint pas l’humidité, c’est important, car je ne vais pas l’utiliser de suite. 

Retrouvez ce premier épisode en vidéo ici :

Épisode 2 : Pose des lisses basses et solivage 

Dans cet épisode, on va faire de gros copeaux, de la grosse queue d’aronde et déplacer de gros volume de bois. On s’attaque au solivage ! On va faire en sorte que cette structure soit capable de porter mes futures machines. 

Petit trombinoscope de la fine équipe qui m’accompagne sur le gros œuvre : 

La première étape a été de ramener le bois nécessaire près du chantier et de le ranger. 

C’est parti, on commence les gros copeaux. À l’aide de ma défonceuse Festool et du gabarit Lachner Frästool, j’usine les queues d’arondes.

Pendant ce temps, Christophe et Julien fixent les lisses sur le bâti en béton.

Prochaine étape, il faut usiner les tenons aux extrémités des solives à l’aide du gabarit spécifique. Ce gabarit me permet de bien fixer et stabiliser ma défonceuse pour ce travail. Il a un coût mais il est rudement efficace pour ce type d’usinage.

On répète cet usinage sur une vingtaine de solives afin de faire toute la surface du bâti existant.

Au 3e jour, nous commençons à emboiter les solives dans les lisses basses. Le chantier avance vite. 

Pendant ce temps, Christophe et Julien commencent à clouer la volige sur le dessous des solives. 

Pourquoi est-ce qu’on a fait cela ? Ce n’est pas du tout une histoire d’esthétique. Je vous mets une photo, vue du dessus entre deux solives. On peut voir les planches que l’on vient de clouer dépasser. Ces petits rebords vont nous permettre de venir poser d’autres petits morceaux de solives. Ce ne sera pas en OSB. On utilisera principalement des chutes qui viennent de la découpe des solives pour faire ces petites solives. On va fabriquer un caisson qu’on pourra remplir avec l’isolation. 

Voici en images notre avancement après ce 3e jour : 

Le 4e jour, on commence le solivage de l’extension du bâtiment. On commence par fixer les lisses basses. Puis on emboite les solives. Cette fois-ci, on cloue les voliges aux solives avant de les emboiter.

Sur ces derniers jours, beaucoup de copeaux ont été produits, de gros volumes de bois manipulés. Je n’avais encore jamais manipulé autant de bois. Nous avançons vite. 

Retrouvez en vidéo ce deuxième épisode :

EPISODE 3 : Réalisation de la ferme et des éléments de charpente 

Dans cet épisode, on attaque la charpente, on va faire de des arbalétriers, de l’entrait, du trait de Jupiter, de belles entures …

Pour vous aider à comprendre le vocabulaire spécifique à la charpente, voici deux schémas explicatifs. 

La ferme est la structure trapézoïdale qu’on peut voir. Notez que les chevrons et les pannes ne font pas partie de la ferme. 

Réalisation de l’entrait : 

Dans un premier temps, je vais réaliser un assemblage avec un trait de Jupiter qui aura pour but de lier deux morceaux de bois pour en faire un plus long. Cette section sera un élément de l’entrait. Il mesurera 9m de long environ. 

 On découpe dans un premier temps les deux extrémités selon un certain angle.

Je lisse au rabot la surface puis je dessine et découpe l’encoche qui permettra l’emboîtement.

Je peaufine la découpe de l’encoche au ciseau à bois. Il ne me reste plus qu’à emboîter les deux pièces. 

Les différents éléments de l’entrait sont assemblés : on perce des trous qui serviront pour les fixations puis on ponce l’ensemble ainsi que les trous pour arrondir les angles. 

Réalisation du poinçon : 

Pendant ce temps, Seb réalise un montant de la ferme, le poinçon. Il découpe à l’intérieur de la poutre deux mortaises à l’aide de la mortaiseuse à chaine. Cette extrémité s’emboitera dans l’entrait et viendra accueillir les 2 arbalétriers.

Réalisation des arbalétriers :

Je passe plusieurs fois la scie en la décalant légèrement, puis je viendrais retirer la zone avec un marteau. À l’aide d’un rabot, j’enlève les aspérités et lisse la coupe. 

Les éléments de la ferme centrale sont fabriqués, on va pouvoir les assembler et les poser au ras du sol sur le solivage dans un premier temps. 

Réalisation des mi-bois des pannes sablières : 

Je mets à la bonne longueur dans un premier temps en découpant l’extrémité avec une scie circulaire classique puis Seb usine l’extrémité avec une scie circulaire de charpente afin de réaliser les entures à mi-bois.

Attention, son utilisation est quelque peu décoiffante!!!

Réalisation et mise en place des pignons aux extrémités : 

Les pièces des pignons sont coulées.

Par la suite, on positionne les pignons et on vérifie les angles avec une grande équerre dans un premier temps.

Seb réalise les deux poinçons qui prendront place entre les 2 modules du pignon.

Ensuite, on emboite les poinçons puis on vient fixer les arbalétriers. 

Réalisation et mise en place des pannes faîtières : 

Dans un premier temps, on usine les entures des pannes faitières.

On test l’emboitement la première panne faitière puis la seconde.

J’usine des queues d’aronde, à l’aide du gabarit Lachner Frästool, de chaque côté de l’arbalétrier qui accueilleront les pannes intermédiaires.

J’usine les contre-queues aux extrémités des pannes. Ensuite, on les emboite dans les arbalétriers.

Par la suite, on met en place les contre-fiches.

Bien sûr, pour finir, la vérification de la planéité est une étape importante.

Voici en photo le résultat final de notre charpente : 

Je me fais extrêmement plaisir sur ce chantier. La charpente, elle est belle et vous imaginez bien qu’elle ne va pas rester au ras du sol. Nous mettrons en place les murs par la suite.

Je précise que la réalisation de la charpente est un sujet que je ne maitrise pas personnellement, je me fais accompagner sur ce chantier. Ceci n’a pas pour objectif d’être tuto pas à pas sur la réalisation d’une charpente comme celle-ci.

Retrouvez toute cette installation en vidéo ici :

Épisode 4 : Pose des murs et de la charpente

L’atelier prend forme petit à petit, on passe à l’étape de la pose des murs puis on pourra s’occuper de la charpente.

Préparation de la poutre centrale : 

Réalisation de l’assemblage du trait de Jupiter avec la scie circulaire dans un premier temps puis avec la scie circulaire de charpente. On fera la finition au rabot et au ciseau à bois pour lisser la surface.

Pour chaque section de la poutre, une partie de l’usinage pour l’assemblage du trait de Jupiter d’un côté et une enture de l’autre. 

Mise en place de la poutre.

Petite explication de la structure post pose des murs :

Cette poutre a un rôle très important dans la structure, car elle va porter d’une part la mezzanine et va également servir de refend au mur (qui est à droite sur la première photo). Il n’y aura pas énormément de poids sur cette mezzanine, il y aura un solivage plus raisonnable.

Les murs contreventés dans les cloisons servent de refend au niveau du bureau. La poutre sert de lien sur ce pignon (photo à droite) et va également le contreventé dans l’autre sens. 

Pose de la charpente :

Les murs sont mis en place. On commence à mettre les différents éléments qui permettront de venir poser la charpente.

La ferme est posée !

Mise en place du solivage et du plancher de la mezzanine :

Grâce à un système de poulies, on monte les modules du pignon. 

On peut commencer à poser les pannes faitières et sablières et les arbalétriers.

La panne faitière est rehaussée pour correspondre à l’épaisseur de toute l’isolation qui sera mise en place. Les chevrons nous permettront de glisser de la laine de bois de 20cm et par-dessus nous mettrons une starking.

Après quelques jours, l’atelier prend réellement forme, les éléments des murs et une partie de la charpente sont posés.

Ces derniers jours, il a plu, il y a eu du vent et même de la neige, résultat nous n’avons pas pu avancer sur la toiture comme prévu.

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  • Comme pour l’établi réalisé (livre), ces travaux sont une véritable prouesse technique et humaine.

    Ils ont, toutefois, les défauts de leurs qualités, à savoir onéreux, bien compliqués et qui ont pris sûrement beaucoup de temps.

    Un exemple : le solivage aurait bien plus rapide, moins cher s’il avait été réalisé classiquement, c’est à dire les solives posées sur les murs avec coupure de capillarité (DTU) au lieu de “l’usine à gaz” mise en œuvre (pas péjoratif !)

    Pas besoin de défonceuse, de gabarit, etc. Et plus solides, car tous les efforts sont ici repris par des tiges filetées ou chevilles (cisaillement).

    Plein d’autres exemples où le beau et la technique poussée à l’extrême sont préférés à l’efficacité “économique”.

    Mais que c’est beau, magnifiquement fait, cela s’apparente à un chef d’œuvre de compagnon !

    Chapeau bas !

  • C’est super interessant. Dommage que les vidéos n’abordent pas tous ces points et se “contentent” de montrer sans expliquer, mais je comprend bien que la priorité c’est la construction.

    Beau boulot !

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