10 conseils pour bien choisir une défonceuse !

Et si nous faisions le tour des critères essentiels pour bien choisir une défonceuse. Faut-il découvrir la menuiserie avec une machine d’entrée de gamme au risque d’être limité par ses capacités et sa précision et donc d’être dégoûté de votre passion ? Au contraire, faut-il choisir une machine moyenne à haut de gamme, pour qu’elle nous accompagne longtemps, mais au risque de casser la tirelire pour au final ne pas poursuivre dans le travail du bois ? Cet article va vous permettre de faire vous-même votre propre réponse à cette question.

Mon objectif, par le biais des différents éléments, critères et outils que je vais vous présenter est de vous fournir les éléments pour vous aider à faire un choix adapté à vos besoins.  

Les 5 défonceuses à ma disposition : 2 Bosch professionnelles, 1 Bosch verte, 1 DeWalt et 1 Festool.

La défonceuse en elle-même :

1- La puissance :

C’est un point important. On ne va pas monter de grosses fraises (diamètre de l’ordre 40/50) capables de faire des queues d’arondes de charpente sur des défonceuses avec une puissance faible. 

Jusqu’à 1500 watts :  On est tranquille pour tous les travaux quotidiens de l’atelier, des petits assemblages à queues d’aronde, des petits tenons mortaises.

Au-dessus de 2000 watts : On a des machines qui vont être soit destinées à être montées sous table soit des machines qui vont pouvoir retirer de grosses quantités de bois. Ce qui n’est pas forcément nécessaire dans un petit atelier amateur pour faire du petit ameublement. 

On retrouve chez toutes les machines, même les entrées de gamme, un variateur de puissance. Au-delà de la puissance, la présence d’un variateur est tout aussi importante, car il permet de travailler à différente vitesses de coupe. Par exemple, on peut dégauchir avec une défonceuse, ce qui va demander de faire tourner lentement de grosses fraises.

Une défonceuse aux alentours de 1500 watts avec un variateur va être totalement polyvalente et va pouvoir faire ce dont on a besoin. 

2- Le poids :

Une caractéristique facile à trouver dans le catalogue constructeur et qui peut sembler secondaire, pourtant ce n’est réellement pas le cas. En premier abord, on pourrait se dire : « Parfait, une petite défonceuse légère que je vais pouvoir tenir d’une main ». 

De par mon expérience, une machine lourde va être plus avantageuse : 

  • Plus stable, 
  • Elle va avoir de l’inertie 
  • On pourra plus facilement sentir son déséquilibre 
  • À fraise égale, à quantité de bois retiré équivalente : entre une machine de 3,5kg et une de 7,8 kg, on va être beaucoup moins agité c’est-à-dire qu’avec une machine plus lourde, on va plus facilement pouvoir la tenir (limite la tenir à la volée) parce que l’effort de coupe va être négligeable par rapport au poids et à l’inertie de la machine. 
  • On va pouvoir plus facilement travailler à la volée où l’on va suivre un tracé pour un fraisage d’inclusion et où l’on n’a pas envie de faire un gabarit. 

Il faut garder une machine que l’on est capable de porter, mais le poids d’une défonceuse n’est pas un inconvénient, mais un avantage. 

Ici, je n’ai en présentation que des défonceuses et non des affleureuses qui sont plus petites avec un petit corps cylindrique. Elles n’ont pas forcément de réglages avec des colonnes, cela peut être un avantage, car on n’a pas de jeu à ce niveau.  

3- La semelle :

Avec les défonceuses, nous allons les utiliser avec des montages usinages. Il y en a qui vont être extrêmement simples à faire et vont changer la vie des débutants. Si vous avez une semelle qui n’est pas collée, mais vissée, vous pourrez la démonter et vous faire une fausse semelle. Il faudra la faire dans un matériau fin et rigide comme du plexiglas ou feuille d’aluminium pour ne pas perdre de plongée. 

L’idée n’est pas de reproduire exactement la forme de la semelle, mais plutôt la forme + un agrandissement sur un côté et venir y mettre une poignée. 

Dans le cas où vous êtes en appui sur le bord pour faire un joli profil, quart de rond ou feuillure, vous êtes en situation de déséquilibre. Avec votre agrandissement, qui sert d’appui, et une poignée (champignon par exemple), vous pouvez exercer une forte pression sur la poignée et vous avez une défonceuse en équilibre. 

C’est une astuce simple à faire, mais très pratique, elle rend votre défonceuse plus polyvalente. Si vous n’avez pas de semelle avec une fixation en vis, vous ne pourrez pas faire ce type de montage. 

Le diamètre d’ouverture :

Le diamètre d’ouverture va être le passage des fraises que vous pourrez utiliser. Si par exemple vous voulez faire du corroyage et que vous voulez monter une fraise de 35 ou 38 ou même 60, on est bien content d’avoir une ouverture qui laisse passer 60mm. 

Il est important de regarder ces détails en fonction du type de travail que l’on souhaitera faire. 

Particularité de la Festool, la semelle se retire très facilement et on trouve des semelles avec différents diamètres d’ouverture. Le système permet également de monter des bagues à copier sans système de centrage.

La semelle est un point important à regarder pour la polyvalence de la défonceuse. 

Pour une défonceuse sous table : il est essentiel d’avoir les deux petits trous pour venir fixer la défonceuse sous la semelle reconstituer qui me permet de la mettre sous table. 

La forme de la semelle : 

À propos de guidage pour forme courbe, il est possible de faire du guidage sur la semelle et donc la forme de cette dernière va avoir une importance. Historiquement, vous avez une semelle qui est ronde avec un méplat. La partie ronde a un avantage, elle permet de rouler le long d’un guide et si la semelle est bien centrée sur l’axe du moteur, on va avoir un guidage rectiligne. Cela devient plus compliqué avec les formes plus fantaisistes comme avec la Bosch Pro 1250w qui a un double méplat que je n’aime pas du tout. La Festool en possède un également. 

Je trouve ça dommage de ne pas avoir gardé cette forme ronde avec un seul méplat, car le guidage rectiligne en utilisant la partie ronde se complique. 

4- La plongée :

Un grand critère de sélection c’est la capacité de plongée, c’est-à-dire de combien va-t-elle descendre. Si par exemple, elle a une plongée de 20mm et que vous voulez faire une mortaise, vous serez limité à 20mm même si vous avez une fraise très longue. 

Bosch professionnelle 1250 W : 61 mm. Ici ce sera ma limite pour une mortaise à condition d’avoir la fraise adaptée. 

Bosch verte : 55 mm. Sur celle-ci la pince va rester quelques mm sous la semelle en position basse. 

Bosch professionnelle 1600 W : 73 mm

DeWalt : 76 mm

Festool : 79 mm 

On aura une meilleure liberté d’assemblages avec les défonceuses ayant une bonne plongée. 

Réglage de la butée :

Sur ce modèle, Bosch pro 1250W, on a une butée qui est digitale avec un micromètre digital et l’on peut mettre à zéro à chaque instant.

Le barillet est souvent étagé. Lorsqu’on veut défoncer un logement, on sait qu’on ne peut pas plonger d’un coup de 15mm, il va falloir plonger 5mm par 5mm par exemple. Dans ce cas-là, le barillet étagé peut être intéressant pour faire une plongée par étape. On n’a pas besoin de vérifier de combien on plonge, on tourne simplement le barillet.  Personnellement, je l’utilise très rarement.

Il faut vérifier le jeu du barillet. Pour toutes les défonceuses à ma disposition sauf la Festool, il n’y a pas de jeu. S’il y a un jeu, qu’on pose la butée en contact avec le barillet, lorsque je vais descendre la défonceuse, je vais venir appuyer, enfoncer le barillet et usiner un petit plus profond que voulu. 

Ma machine Festool a du jeu dans le barillet. Dans ces cas-là, il ne faut pas oublier de bien venir appuyer la butée et compresser le barillet pour usiner à la bonne profondeur. 

Pour la Bosch verte : La butée n’est pas numérique. Deux possibilités : On place la butée en contact et l’on place l’indicateur sur zéro. Puis on remet l’indicateur sur la profondeur voulue (ici 10mm). Le mieux est de glisser, en dessous de la butée, un foret de 10mm. On est bien plus précis lorsqu’on n’a pas besoin de mesurer. 

On a globalement le même fonctionnement pour la Bosch pro 1600 W et la DeWalt. Cette dernière possède néanmoins une molette pour ajuster la butée que j’apprécie et une butée de lecture très agréable à bouger. 

Sur les 3 machines Bosch, le réglage micrométrique se fait sans qu’on ait besoin de verrouiller. 

Pour la Festool : Je vais avoir la butée que je vais mettre en contact avec le barillet. Je peux la verrouiller et venir me servir du réglage micrométrique de plongée. On a un système de réflexion qui est un peu différent. 

Le verrouillage :

Sur la Bosch (1250W) : Le verrouillage se fait automatiquement lorsqu’on relâche. Personnellement, je ne suis pas fan, car je préfère verrouiller moi-même. Par contre en matière d’ergonomie, elle est extrêmement pratique. 

Sur la Festool : Le verrouillage se fait sur les deux colonnes simultanément et est pratique. Le verrouillage n’est pas automatique. 

Sur la DeWalt : On a d’un côté le démarrage de l’autre le verrouillage. Le verrou à tourner n’est pas aussi pratique, mais il est globalement au bon endroit même si c’est avec des poignées qui ont été refaites. 

Sur la Bosch pro 1600 W : Pour déverrouiller, il faut lâcher la poignée et venir chercher le verrou. Je n’aime pas cette méthode pour déverrouiller, l’ergonomie n’est pas pratique. Une fois en main, il suffit d’enlever la main du verrou pour qu’il se mette en position verrouiller automatiquement. 

Sur la Bosch verte : On retrouve une ergonomie plutôt bonne pour une défonceuse d’entrée de gamme. Je peux déverrouiller et verrouiller sans jamais lâcher la poignée.

Une fois que cette machine est verrouillée et qu’elle est plongée, il y a une chose que vous devez vérifier avant de l’acheter : Est-ce qu’il va y avoir du jeu dans les colonnes ?

Pour cela, on va prendre en main les poignées et venir appuyer et mettre du poids pour vérifier s’il y a un jeu sur les colonnes. C’est essentiel, surtout au départ car vous allez être un peu crispé. Il y a le poids de la machine, on a les déséquilibres qui font qu’on va appuyer plus d’un côté ou de l’autre. 

Sur ma Bosch professionnelle 1600 W(sous table), le jeu est relativement important. Il n’est pas tant dû à la précision des glissières des colonnes, mais plutôt lié à la souplesse de la semelle qui a une légère tendance à se plier. Ce jeu devient négligeable une fois que la semelle est revissée sur une grosse semelle en aluminium étant donné qu’elle est montée sous table. 

Pour résumer : Le réglage micrométrique est un vrai plus. Un autre point très essentiel est de pouvoir verrouiller et déverrouiller sans lâcher les poignées. C’est pour moi un point sur lequel on ne peut pas faire l’impasse. Le dernier point important c’est le jeu. 

5- La pince :

Il y a différents moyens pour serrer et desserrer les pinces. Globalement sur toutes, il y a un système de cônes qui reprend toute la hauteur de la pince. La fraise sera serrée sur toute la hauteur du cône. 

Il faut venir serrer la pince avec une clé et donc il faudra bloquer l’arbre moteur. C’est là qu’on va avoir une différence selon les machines.

Bosch Professionnelle 1250W : Le système me plait beaucoup. On va avoir une simple pièce à tirer et ouvrir. Une fois ouvert, on a nos deux mains disponibles : Une main pour tenir et une main pour la clé. En termes d’ergonomie, c’est vraiment un atout.

Il ne faut surtout pas oublier de bien rabattre et verrouiller la pièce avant de démarrer la machine.

Bosch professionnelle 1600W : Ici on a un autre système, un bouton qu’on pousse puis on tourne la pince jusqu’à ce que le bouton soit dans l’encoche de la pince. Une fois cela fait, on va pouvoir venir serrer avec une clé. Le système est moins ergonomique, car il faut garder la main gauche appuyée sur le bouton pendant que l’autre main utilise la clé. Avec ce serrage en cône, on a parfois besoin d’exercer une certaine force pour desserrer. Attention, pas pour serrer, on ira pour cela relativement modérément. 

Pour information, le desserrage d’une pince se fait toujours en deux étapes. On déverrouille dans un premier temps, on tourne pendant un certain temps. On tourne dans le vide, mais on est toujours serré, car le cône reste serré sur la queue de la défonceuse. À la fin, on continue à desserrer, on atteint un deuxième point dur. On va pouvoir extraire le cône et finir le desserrage. 

Festool : Ici, on a un système cliqué. J’appuie sur le bouton pour verrouiller l’arbre et je peux venir tourner la pince. 

Le système est vraiment pratique même si je vais préférer celui de la Bosch 1250W. Il n’y a pas le cliquet, mais le fait d’être complètement verrouillé est plus pratique. Ce cliquet peut sembler magique, mais dans cette zone morte où la pince tourne facilement, il n’est pas assez sensible donc il faut tourner à la main. On ne peut donc pas faire d’allers-retours avec la clé. 

Sur tous les modèles, on peut dévisser complètement la pince et passer d’une pince classique de 8mm à une de 12mm. Il existe également des pinces en mesures impériales avec du ¼ de pouce et du demi. Dans le demi-pouce, très utilisé par les Américains, il y a beaucoup de choix de fraises bon marché. 

Les accessoires de la défonceuse :

1- Guide parallèle : 

Ici, on a un guide parallèle muni d’un système de réglage micrométrique pour se rapprocher plus ou moins de la défonceuse. Assez pratique même si le système de ressort fait qu’il y a un peu de jeu. Le guide vient se fixer sur le côté de la défonceuse.

Ce guide possède des joues qui sont amovibles et réglables. Je peux venir par exemple, les desserrer, les faire venir se toucher. Je vais avoir un réglage qui est continu et donc un guidage continue. Il est important d’avoir cet espace au centre, ce logement car il est possible d’avoir une fraise qui dépasse côté guide. C’est le cas quand on va faire une feuillure où la fraise peut par exemple être de diamètre 20 et on va faire une feuillure de 8 ou 10. À ce moment-là, on a 12mm qui sont côté guide.

Je peux monter le guide de la Bosch sur la DeWalt. Il est intéressant de savoir qu’il y a une compatibilité entre un certain nombre de marques. 

La différence entre le guide de la défonceuse Bosch verte entrée de gamme et la Bosch 1250W c’est l’absence de réglage micrométrique. Pour le régler, il faudra desserrer le guide et l’ajuster. On sera potentiellement moins précis et cela peut être un léger handicap. 

Le guide possède déjà des trous pour que vous puissiez venir y fixer des joues et faire un guide continu. 

Pour la Festool, elle se singularise une fois de plus. Vous n’avez qu’une seule vis au centre qui va venir verrouiller les tiges. On a donc un gain d’ergonomie. Le guide a également un système de réglage micrométrique composé d’une poignée champignon pour le verrouillage/déverrouillage et une molette pour le réglage. Cependant, le réglage a trop de jeu à mon goût, j’aurai préféré un système plus précis. On a tout de même une ergonomie qui est bien travaillée. 

Autre point : Sur toutes les machines sauf la Festool, il y a un espace entre le guide parallèle et la semelle. Si je veux travailler sur quelques choses de fin, il passe en dessous. C’est tout bête, mais si on se retrouve sur une petite surface d’appui je vais me servir du guide Festool, alors que sur les autres il va falloir que je rajoute un guide annexe.

2- Bagues à copier :

Sur la gamme Bosch, on a à la fois un système qui gère le centrage et la pose/dépose de la bague à copier sans outils. C’est très pratique. Notez qu’il va falloir le centrer une première fois lorsque l’on va la fixer sur la semelle. 

Sur la Dewalt, on a deux vis sur la semelle qui vont permettre de fixer les bagues à copier. Avec un entraxe qui est d’environ 75mm.

Sur la Festool, en retirant la semelle, on va pouvoir venir fixer les bagues à copier qui seront centrées d’usine simplement. Par la suite, vous pouvez replacer la semelle. 

Attention : Le guide parallèle est capable de faire qu’une chose, de la ligne droite. Or la défonceuse est l’outil exceptionnel pour faire toute sorte de guidage courbe ou autre. Dès que l’on veut guider la défonceuse sur une courbe, sur un assemblage avec des queues d’aronde, etc., on ne va pas pouvoir se déplacer simplement en ligne droite. Il va falloir prendre appui à d’autres endroits, on va prendre appui sur une surface courbe, la bague à copier. Cependant, on ne peut pas se contenter d’une seule bague. Même si certains constructeurs ne livrent aucune bague à copier d’origine, il est courant qu’ils d’avoir une bague dans la boite. Dans le cas du guide parallèle, si vous voulez régler l’écartement vous allez plus ou moins vous éloigner du champ de votre planche. Si vous n’avez qu’une seule bague, vous n’avez qu’un choix, usiner à une distance qui correspond à la différence entre le point d’appui sur la bague à copier (cf. doigt photo) et le tranchant de l’outil. 

Lorsqu’on achète une défonceuse, il faut vérifier qu’elle est capable d’accepter diverses bagues à copier, et combien elles vont couter. Est-ce que le fabricant prévoir plusieurs bagues à copier dont on pourrait avoir besoin pour faire tous les réglages que l’on souhaite. Il faut penser à tout cela avant d’acheter la machine. Si vous avez une défonceuse qui est très bien, sur le papier, mais que vous ne pouvez pas guider dès que vous devez faire une courbe, vous avez une machine qui est grandement limitée. Les bagues c’est vraiment un point auquel on n’y pense pas au départ, mais il faut absolument y penser.

3- Les accessoires d’aspiration : 

Je vais être assez court sur ce point, car je trouve qu’il y a qu’une seule défonceuse qui tire son épingle du jeu sur ce critère, c’est la Festool. Avec cette défonceuse si vous avez besoin de mettre en place un captage à capot, vous n’avez qu’à appuyer sur le bouton vert présent sur la poignée de la main droite. Cela fera descendre un capot et lorsqu’on est en plongée on a un système qui est relativement bien fermé. L’aspiration se branche sur le dessus.

Sur les Bosch, l’aspiration sera sur le côté. Soit intégrée à la semelle comme sur la petite Bosch 1250W, soit avec un accessoire qui vient se greffer sur la Bosch 1600W. Une fois que l’accessoire est installé, il fonctionne très bien. Le fait que le tuyau soit sur le côté ne me gêne pas en termes d’ergonomie. Le désavantage est qu’on peut perdre en plongée. De plus, il faut penser à l’aspiration avant d’installer la fraise car si elle est déjà installée, on ne peut pas mettre en place l’accessoire. Pour la Bosch verte, le système est similaire, mais il y a encore moins de place.

Globalement, je vous ai présenté différents éléments qui vont vous permettre de comprendre le fonctionnement d’une défonceuse. Vous avez une bonne vue d’ensemble. Je vais faire un dernier point sur un élément, qui à mon sens est fondamental, l’ergonomie globale d’utilisation. 

L’ergonomie générale :

J’ai déjà parlé de la position des boutons de verrouillage, mais pas du bouton de démarrage, de la position des mains, etc. 

Bosch pro 1250W : Elle diffère par la présence de deux poignées différentes. C’est la seule avec une poignée de cette forme-là (cf. photo). Je n’en suis pas particulièrement fan, mais elle a un intérêt, c’est de pouvoir guider la machine a une main. On a une sensation de guidage dans le poignet de la main droite qui est très intéressant. Même si cela reste préférable d’avoir les deux mains sur la machine.

Ce point est d’autant plus intéressant lorsque le guide parallèle est monté. Les poignets ne sont pas perpendiculaires au guide parallèle, ce qui fait que quand je pousse dans l’axe de cette poignée, je vais pousser et plaquer naturellement le guide parallèle contre la pièce à usiner. C’est une ergonomie qui est bien pensée avec cet angle. De plus, le démarrage et le verrouillage se font sans lâcher les poignées. 

Bosch verte : Sur cette machine, le démarrage ne se fait pas uniquement avec l’appui d’un bouton. Il faut d’abord déverrouiller en appuyant sur le bouton situé au niveau du pouce pour pouvoir appuyer sur la gâchette de démarrage. Dès qu’on lâche la pression de la gâchette, il faut de nouveau appuyer sur le bouton côté pouce pour pouvoir réenclencher la gâchette de démarrage.

Je trouve que ce système n’est vraiment pas pratique et ergonomique. Cependant, comme vue précédemment, la gâchette de verrouillage de la plongée est elle au bon endroit et pratique. Globalement, on retrouve une ergonomie basique de défonceuse c’est-à-dire deux poignées sur le même axe et perpendiculaire au guide. Si l’on travaille sur le bord d’une planche, il ne faudra pas uniquement pousser dans l’axe des poignées, mais pousser en décalant sur le côté pour plaquer le guide. 

Bosch pro 1600W : On retrouve le même problème des poignées champignons sur le même axe. De plus, comme dit précédemment, le verrouillage où il faut lâcher la poignée est à mon sens un vrai problème et manque d’ergonomie. 

DeWalt : La machine que j’ai n’est pas de toute première jeunesse et les gammes ont évolué. Cependant, même si c’est un ancien modèle, il y avait déjà tout ce qu’il fallait à porter de main sans lâcher les poignées. La forme de semelle basique ronde avec un seul méplat qui est pratique. C’est une défonceuse ergonomique. 

Festool : En termes d’ergonomie, tout ce que je trouve de bien chez les autres, elle l’a. Verrouillage à une main pour le guide, verrouillage de la machine sans lâcher les poignées. On a une bonne aspiration, une plongée souple, un démarrage facile. Elle a beaucoup d’avantages, mais elle a un gros inconvénient, c’est son prix très élevé.

 

 Conclusion et réponse à la question : Quelle défonceuse choisir ? 

Pour les machines présentées : La Bosch Pro 1250W et la Festool sont les deux machines qui me conviennent en termes d’ergonomie et facilité. Cela peut vous donner des indices des qualités que vous pouvez rechercher chez une défonceuse. 

Par rapport au prix et la gamme des machines : Une défonceuse d’entrée de gamme, il y a pour moi, double risque. On a le risque de prendre une machine qui va être limité dans son ergonomie, dans ses capacités. Elle pourrait ne pas vous procurer le plaisir que vous pourriez avoir en découvrant la menuiserie. D’autre part, par ses capacités, elle ne va pas pouvoir faire ce que vous imaginez. Il faut prendre en compte ce côté plaisir et capacité que permet une défonceuse. 

J’aurai plutôt tendance à vous diriger vers des machines qui sont moyenne gamme et également moyenne puissance, parce que cela vous permettra d’avoir une machine qui va vous donner la possibilité de réellement découvrir la menuiserie avec de réelles capacités et une réelle ergonomie. Même si elle ne sera pas aussi haute que ce que j’ai pu présenter pour certaine, elle le sera suffisamment pour découvrir et prendre plaisir en toute sécurité. Je pense par exemple à la Dewalt ou la Trend T5 qui pourrait être des machines avec un bon rapport qualité/prix. 

Si par la suite vous voulez aller plus loin dans la menuiserie, vous pourrez prendre une deuxième machine (haut de gamme ou pas) et garder la première en défonceuse sous table par exemple. Vous aurez alors tout le panel de possibilité qu’offre une défonceuse. 

Retrouvez toutes ces informations en vidéo :

Vous pouvez retrouver les plans du gabarit multi-assemblage qui vous permettra de faire de nombreux assemblages avec votre défonceuse ici : https://tout-en-bois.com/gabarit-multi-usage/cartflows_step/gma-lprs-2/

Retrouvez mes formations ici : https://tout-en-bois.com/apprendre-la-menuiserie/

>